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  Le Prince étudie diverses questions relatives au pouvoir politique. Or le peuple a une grande importance selon Machiavel car c’est de lui que naissent la majorité des problèmes du prince.

Nous ne sommes donc pas étonnés de retrouver une analyse de l’Homme en soit, qui se traduit par l’établissement de différentes règles tout au long du livre, règle qui semble avoir une valeur générale.

 

  Dans le chap. 6 par exemple, Machiavel établit que les hommes ne défendent que ce dont ils tirent avantage. Il nous dit aussi qu’ils sont ennemis « des entreprises où l’on voit de la difficulté » (chap. 10).

Plus loin, au chap. 15, pour justifier la cruauté du prince, il prône que la majorité des hommes ne sont pas bons par nature et que l’homme qui se voudrait bon, irait directement à sa perte.

 

  Au chap. 18, il montre que la plupart des hommes  sont naïfs, influençables et versatiles, et qu’il est donc aisé de les manipuler.

Machiavel explique aussi (chap. 25) que les hommes n’ont pour fins que gloire et richesse, et que c’est là la manière de les contenter. 

 

 

Relevons maintenant deux analyses faites par Machiavel aux chapitres 9 et 22.

 

  Au chap. 9, Machiavel étudie les relations entre le peuple et les grands et en tire une profonde opposition parfaitement résumée dans la phrase, désormais quasi proverbiale, « le peuple désire ne pas être commandé ni opprimé des grands, et les grands désirent commander et opprimer le peuple ».

 

  Au chap. 22, et avec la plus grande froideur, Machiavel parle des « cerveaux » et nous affirme qu’ils sont de trois types : « l’un comprend par lui-même, l’autre discerne ce qu’autrui comprend, le troisième ne comprend ni par lui même ni par autrui ».

 

 

  Clôturons cette partie par une énumération faite au chap. 17, qui résume le caractère « mauvais » de l’Homme et est comme une mise en garde adressée au prince : « Parce que des hommes, on peut généralement dire ceci, qu’ils sont ingrats, inconstants, simulateurs, et dissimulateurs, fuyards devant les périls, avides de gains… ».

 

 

 

 

L’analyse du caractère des Hommes
© 2008